Partager l'article ! Le COCLICO sur un plateau: La délibération 2 concernait la création et l’approbation des statuts du syndica ...
La délibération 2 concernait la création et l’approbation des statuts du syndicat intercommunal à vocation unique de restauration collective entre les villes de Colombes et Clichy.
Il s’agit de fusionner les « cuisines centrales » de Colombes et Clichy (services publics de production des repas pour les cantines des deux communes).
Rappelons que cette idée est ancienne mais n’avait pu jusqu’ici trouver sa concrétisation.
Elle pose néanmoins une série de questions
Commun s’insère-t-elle dans la création de l’intercommunalité ? d’autant que le « coclico » (nom donné au groupement) est créé pour une durée illimitée. Le Maire a semblé déconnecter totalement la création de ce syndicat de la future ( ?) Interco. C’est un peu ennuyeux car, plus on fait de chose « à côté », plus on prouve qu’elle ne sert à rien. D’ailleurs j’ai noté dans la tonalité des propos de notre édile une certaine résignation, voire un réel pessimisme sur les chances de succès de l’Interco telle qu’il l’avait rêvée.
Pourquoi créer uns structure alors que rien n’empêchait la cuisine centrale de Colombes de livrer la ville de Clichy. Certes il aurait fallu que la ville de Clichy passe un marché (ce qui signifie un minimum de mise en concurrence), mais est-ce vraiment, comme le prétend le Maire dans sa réponse à ma question, plus compliqué que de créer une structure nouvelle, avec un nouvel organe de direction, des élus délégués… ?
Le transfert de personnel est un élément important du dossier. Le rapport parle de 57 personnes pour Colombes et 13 pour Clichy. Tout le personnel est-il repris ? dans ce cas, je remarque que si le service de Clichy avec 13 personnes servait 6200 repas par jour, il en faut 57 à Colombes pour en servir 9500 ! soit 477 repas par agent à Clichy contre 167 à Colombes ?? Ou Colombes a –t il mieux négocier les transferts de personnel ?
La question du prix de vente des repas est importante. A l’occasion des débats, on a appris que les éléments relatifs à la valeur résiduelle des équipements dans les deux communes, ce qui est bien (Nicole Gouéta nous a rappelé que les investissements dans la cuisine centrale avaient coûtés 24 millions… de francs) ; mais aussi que les prix étaient très différents entre les deux communes : €2,65 à Colombes, €1,96 « en gros » un euros d’écart. La convergence des prix va donc faire baisser les prix de Colombes, sur cinq ans. On s’écarte donc encore un peu plus du prix de revient réel.
Le premier adjoint a insisté sur les économies (580.000 euros par an) que ce rapprochement permettrait de faire. il fau déduire les conséquences de la baisse des tarifs.
A t – on mis en concurrence des prestataires privés ? A cette question, la réponse du Maire a été claire : « on a un service public qui marche, pas question d’interroger le privé ». Je pense, au contraire qu’on aurait eu intérêt à le faire : d’une part parcequ’on peut parfaitement mettre dans le cahier des charges de la consultation la reprise de l’outil (et du personnel) existant ; et d’autres part parce qu’on aurait ainsi un prix de référence « du marché ». Dans une logique – qui devra bien un jour s’imposer- de remise à plat des activités assurées par la Ville, on a perdu une occasion de s’interroger sur la fourniture de repas. Dommage.
Commentaires Récents