Partager l'article ! L'affaire du siècle: Alors ça y est ? Rama est radiée ? Affaire du logement de Rama Yade à Colombes : des plaintes en série ...
Alors ça y est ? Rama est radiée ?
J’ai, chacun le sait, beaucoup de respect pour la légalité républicaine et je ne conçois pas que l'on s’engage dans la vie politique municipale sans habiter la commune concernée.
Mais, franchement, l’affaire de la radiation de Rama Yade des listes électorales de la ville de Colombes me met mal à l’aise.
Passe encore qu’un maire en mal de publicité, et qui n’a jamais caché un profond mépris à l’égard de sa collègue du conseil municipal, entreprenne les démarches conduisant à sa radiation. On peut le comprendre d’un point de vue strictement légal (ne pas être « complice » d’une éventuelle fausse déclaration).
Mais qu’il en fasse un objet de communication politique à l’heure ou sa ville, ou « notre » ville (et je me permets d’inclure Mme Yade dans ce « notre » car, quoi qu’il en soit, elle est élue à Colombes) est l’objet d’une « guerre des gangs » à répétition, se débat dans les prémices d’une crise budgétaire (avec la réduction de plus de la moitié du Fonds de solidarité de la région Île-de-France attribué à Colombes et les difficultés croissantes à obtenir des financements bancaires), et où la crise commence à vraiment se sentir dans le budget des ménages… n’y avait-il pas de problème plus important ?
Passe encore, aussi, que le député UMP sortant, Manuel Aeschliman, profite de l'aubaine pour essayer de tuer dans l'œuf une candidature dont il craint sans doute qu'elle lui fasse le même coup que la coalition PS- Modem- UMP dissidente aux municipales à Asnières : le faire perdre ! Mais jetter le doute sur la probité de gens dont on aura besoin au deuxième tour, ce n'est pas très malin...
Mais il y a pire : que l’UMP de Colombes se joigne à la plainte du maire est triste. Face à une majorité municipale qui arrive à maintenir une unité de façade alors que des clivages profonds la divisent, l’opposition semble incapable, ne serait-ce que de « faire semblant » ! Or, regardons la réalité en face, aucun des trois groupes du conseil n’est en situation, à lui seul, de gagner la mairie de Colombes en 2014, quelle que soit la baisse de popularité du maire actuel. Bien sur, l’identité du futur président de la République jouera pour beaucoup, mais, en attendant de soutenir des candidats différents l’année prochaine (comme le fera la majorité municipale d’ailleurs), essayons au moins d’être unis face aux coups (plus ou moins tordus) de Philippe Sarre.
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